dimanche, 18 février 2007
Avoir ses ours
Cela signifie "avoir ses règles"
Ses origines :
Bien entendu, cette locution ne s'applique qu'aux femmes, et de préférence à celles pas trop âgées.
Mais que viennent faire nos braves plantigrades dans ces manifestations aussi régulières que naturelles ?
Trois explications sont proposées pour cette expression qui daterait du début du XXe siècle.
On sait qu'un ours désigne un homme bourru, à l'humeur parfois massacrante. La première explication vient donc de l'humeur ou de l'énervement que peuvent avoir nos compagnes lorsqu'elles sont menstruées.
La seconde origine pourrait venir d'une plaisanterie faite à partir de l'ancienne expression "avoir ses jours" employée pour désigner ces jours où une femme préférait ne pas trop se montrer en société.
Mais une telle plaisanterie ne se comprend vraiment que lorsqu'on sait que, jusqu'à la fin du XIXe siècle, « ours » se prononçait « our » (sans la prononciation du S final), ce qui explique la très forte similitude de prononciation entre "avoir ses jours" et "avoir ses ours".
La troisième origine semble être une interprétation populaire d’une expression occitane « aver las oras » (avoir les périodes). La similitude phonétique entre « oras » et « ours » serait à l’origine de l’expression « avoir ses ours ».
Merci à Isa de m’avoir inspiré ce petit post.
21:05 Publié dans Définition | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 11 décembre 2006
L'ours polaire, géant des glaces
L’ours polaire (ursus maritimus) est le plus gros carnivore terrestre. Son poids en moyenne de 500 kg peut atteindre 1 tonne.
Dressé sur ses pattes arrière, il atteint 3,30 m de haut.Malgré son poids, il se montre très adroit pour éviter les pièges de la banquise.
Il se déplace sur la glace en répartissant son poids sur ses quatre pattes afin de ne pas la briser.
Ours brun devenu blanc
Quand l'ours est arrivé sur la banquise, il a du s'adapter à de nouvelles contraintes. Les plantes étant absentes, il redevint exclusivement carnivore.
C'est une sorte de retour en arrière dans l'évolution. L'ours polaire a d'ailleurs une morphologie plus proche des ours primitifs que l'ours brun.
L'ours polaire et l'ours brun descendent de l'ours étrusque (Ursus etruscus).
Peu à peu, ses pattes se sont légèrement palmées afin de se mouvoir avec aisance dans l'eau. Elles se sont également recouvertes de poils drus pour mieux adhérer à la glace.
Sa tête est plus allongée que celle de l'ours brun. Cela lui permet de mieux se glisser dans les trous de glace pour attraper les phoques.
L'ours polaire s'est tellement armé contre le froid qu'un mâle qui marche à 7Km/h voit sa température interne monter à 39°C alors que la température ambiance ne dépasse pas - 25°C.
De bons nageurs
Les premiers explorateurs de l’arctique surnommaient l’ours polaire « Ursus maritimus » à cause de ses talents de nageur.![]()
La vitesse de pointe dans l’eau est de 8 Km/h et il peut plonger à plusieurs mètres. Sa couche de graisse de 5 à 10 cm d’épaisseur l’aide à flotter et le protège des eaux glacées.
On a déjà repéré des ours à plus de 100 Km des côtes.
L’hibernation
Les ours polaires choisissent un endroit protégé du vent, face au sud, dissimulé par une congère épaisse.
Les fonctions corporelles de l’ours sont en fait simplement ralenties. Son métabolisme ne fonctionne qu’à 50% et son rythme cardiaque passe à 80%.
Des grottes de neige sont creusées dans de profondes congères, au bout de longs tunnels. Une tanière peut maintenir une température de O°C alors qu'il fait - 34°C à l'extérieur
Techniques de chasse
L’ours polaire erre 12h par jour, la truffe au vent, en quête de nourriture. Son flair exceptionnel lui permet de détecter l’odeur d’un phoque à 32 Km de là. Il passe rarement une semaine ou deux sans avoir tué une grosse proie.
Il peut le traquer et le capturer en surface au moment où le phoque émerge de l’eau. Posté au bord du trou de respiration, l’ours assomme d’un coup de patte le phoque qui remonte. Là, il peut l’attraper grâce à ses griffes et le hisser. Il l’achève d’une morsure au cou.
Un ours polaire affamé peut dévorer en une seule fois un phoque de 70 kg, nageoires et os compris.
La Puissance de l'Ours Polaire
Vidéo envoyée par isivideoblog
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lundi, 27 novembre 2006
Vendre la Peau de l'Ours
Tout le monde connaît l'expression "Vendre la peau de l'ours" mais au cas où vous ne le sauriez pas, cela signifie :
- Crier victoire trop tôt.
- Disposer d'un bien avant de l'avoir acquis.
- Vivre en fonction d'un avenir acquis d'avance.
Son origine :
Cette expression est connue depuis longtemps. En effet Esope l'utilise dans sa fable "De deux amis et de l'ours" et Abstémius (fabuliste italien de la renaissance) donnera l'idée de la vente de la peau de l'ours. Philippe de Commynes dans ses "Mémoires" y fait référence au sujet d'une rencontre entre un ambassadeur de Louis XI et Frédéric III Empereur d'Allemagne. Ce dernier aurait conté cette fable lorsque l'ambassadeur lui aurait proposé de partager les biens de Charles le Téméraire.
Mais c'est encore une fois Jean de La Fontaine qui popularisera l'expression "vendre la peau de l'ours" au travers de sa fable "l'ours et les deux Compagnons" (livre V - fable 20).
"Vendre la peau de l'ours" signifie donc "disposer de ses gains ou d'une chose avant d'être en leur possession", "se vanter d'un succès aléatoire" et par extension "vivre au-dessus de ses moyens en se reposant sur un avenir considéré comme acquis".
Il est à noter que cette expression s'utilise actuellement plus couramment sous la forme négative. "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué" reprend les termes de la fable de La Fontaine et signifie donc : "ne pas crier victoire trop tôt", "ne pas considérer quelque chose comme acquis avant de la posséder".
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mercredi, 27 septembre 2006
Le Grizzli, un pêcheur émérite
Chaque année, une soixantaine de Grizzli se retrouvent près de la rivière Mc Neil en Alaska pour pêcher le saumon. En effet, le frai des saumons est une véritable aubaine pour eux.
De juillet à septembre, des millions de saumons remontent la rivière pour se reproduire. Chaque ours a son point de pêche préféré qu’il retrouve d’ailleurs chaque année. Bien que solitaire, à cette occasion, le grizzli tolère la présence de ses congénères. Cependant, la hiérarchie est respectée. Les mâles dominants prennent les meilleurs postes. Sous un aspect malhabile et gauche, le grizzli est en réalité un pêcheur émérite, très agile pour attraper les saumons remontant la rivière. Un ours peut capturer plus de 80 saumons par jour. Il mange d'abord la peau du saumon car c'est une partie très riche en graisse.
08:20 Publié dans Définition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 23 mars 2006
Le panda est-il un ours ?
En premier lieu, il est nécessaire de préciser qu’il existe deux types de pandas : le petit panda et le panda géant.
Leurs seuls points communs, mis à part le nom de panda, est leur zone d’évolution et leur régime alimentaire végétarien. En effet, on trouve ces deux espèces dans les contrées asiatiques et plus spécifiquement en Chine. Leur similitude s’arrête là.
Le petit panda (Ailurus fulgens) appelé également panda roux, panda fulligineux, ou panda éclatant, fait partie de la famille des procyonidés, tout comme les ratons laveurs.
Le grand panda (Ailuro Poda Mela Noleu Ca) ou panda géant, est également classé dans la famille des procyonidés mais, il y a une dizaine d’années,
les scientifiques ont prouvé que sa carte génétique était commune à celle des ursidés, à plus de 90%, aussi, on peut considéré que le grand panda est le cousin germain des ours. Tout comme les ours, le grand panda est omnivore mais il se nourrit essentiellement de végétaux. Son lieu d’implantation (les denses forêts chinoises) fait que son régime alimentaire se compose surtout de bambous. Il en ingurgite plus de dix kilos par jours. La population a fortement baissé, du essentiellement à l’urbanisation, détruisant progressivement les forêts. Le gouvernement chinois a tout de même réagi en stoppant cette destruction du territoire naturel des pandas géants. Il reste un millier de pandas géants dans le monde. Son espèce est menacée et elle est devenue le porte-drapeau et l’emblême du W.W.F., organisme international de protection de la nature.
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jeudi, 09 mars 2006
Le "Spirit Bear" ou ours esprit
"Spirit Bear" (ours esprit) est le nom donné par les indiens nord-canadiens à une sorte d'ours bien particulière. Il s'agit, en fait, d'ours baribal (ours noir) qui ont la particularité d'être blanc au lieu d'être comme la grande majorité de leurs congénères. Même s’il est enregistré scientifiquement sous le nom d’ours noir américain, l’espèce se décline en fait de « l’ours des glaciers » bleu gris de l’Alaska du sud-est, jusqu’à l’ours noir teinté de brun d’Arizona ou encore au véritable ours à pelage noir de Floride.

«Selon une légende amérindienne, un «Ours Esprit»- évocateur de l'ère glaciale - habite la Côte Ouest canadienne. L'histoire raconte que lors du retrait des glaces, le corbeau-créateur a survolé les riches forêts pluviales de la Côte. S'arrêtant sur une île habitée par les ours noirs, le corbeau a blanchi le pelage de chaque dixième ours sur son passage. Ces ours blancs seraient à jamais la mémoire du début des temps.»
Cette île dont les indiens parlent dans leur légende, c'est l'île de la Princesse Royale en Colombie-Britannique (Canada). Ces ours d’une exceptionnelle couleur blanche ont été nommés ours de Kermode. Il possède une truffe noire et des griffes couleur ivoire.
Si à l'origine cette particularité génétique ne concernait que quelques spécimens, peu à peu cette anomalie se répand sur les 150 ours noirs de l’île.
Ni albinos, ni ours polaire, les kermodes blancs ont en fait vécu si longtemps dans l’isolement que cette bizarrerie génétique persiste toujours.
Cet isolement insulaire rend ces ours peu farouches vis-à-vis de l’homme dont ils ne se méfient pas.
Les naturalistes qui ont partagé le quotidien de cet animal ont affirmé qu’il était tellement amical qu’il n’hésitait pas à se laisser chatouiller avec une brindille. On peut donc les approcher, avec prudence bien sûr, sans réel danger. On peut dire sans conteste que c'est la race ours la moins dangereuse même s'il est toujours bon de rester sur ses gardes face à un ours, quelque soit sa race.
Mais le territoire de ces ours est menacé, et les écologistes craignent une lente mais irrémédiable extinction de l'espèce si l'homme ne lui ménage pas un espace de liberté et de développement naturel suffisant.
08:15 Publié dans Définition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 16 décembre 2005
L'ours mal léché
Un Ours Mal Léché, c'est un homme désagréable, bourru, grossier même, qui n'est ni poli, ni convenable, et ne sait rien des usages du monde. — Dans le langage familier de la société, celui qui ne se mêle à aucune de ces réunions qu'on appelle bals, soirées ou autrement, est déjà un ours ! Qu'il ajoute à ces habitudes de sauvagerie des manières un peu rudes ou gauches, et il passera sans transition à l'état de mal léché. C'est dur, mais c'est ainsi. Le monde est impitoyable pour ceux qui le fuient, il n'a pas d'épithètes assez outrageantes pour leur témoigner son mépris. — Maintenant, si l'on demande ce que vient faire, dans cette désobligeante comparaison, le vilain mot léché, nous répondrons qu'il s'est introduit dans le vocabulaire du monde à la faveur d'un ancien préjugé.
Par l'expression mal léché, on entend : mal élevé, sans formes, sans éducation ; or, on croyait autrefois que l'ours, en naissant, n'était qu'ébauché1, qu'il ne se complétait et ne prenait sa forme, définitive qu'après avoir été longtemps léché par sa mère :
« Ainsi que l'ours, à force de lécher son petit, le met en perfection, ainsi vois-je, etc. »
(Rabelais.)
Cela dit, la signification figurée de l'ours mal léché s'explique surabondamment, et l'allusion devient transparente : un ours que sa mère a laissé inachevé, et un homme qu'on n'a pas formé, en l'élevant, aux belles manières de la société, — ce sont des idées qui se touchent : l'ours et l'homme sont également incomplets, tous les deux sont mal léchés.
Il y a encore, en style figuré, les ours de théâtre.
Ceux-là vivent aussi et pendant longtemps dans l'ombre et l'isolement, mais ce n'est pas leur faute. — Ces ours sont des pièces (comédies, drames ou vaudevilles) qui ont fait un long séjour dans les cartons de leurs pères. Après les plus nobles efforts pour soulever le voile de leur incognito, ces pauvres ours ont perdu force et courage et se sont résignés à attendre patiemment que leur jour soit arrivé. Si ce jour est dans l'avenir, personne ne le sait, mais beaucoup en doutent. D'après les pièces qu'on voit, il n'est guère permis de dire que ces pièces qu'on ne voit pas soient les plus mauvaises : elles n'ont pas eu de bonheur, voilà tout. Les circonstances ne les ont pas favorisées, ou leur auteur n'a pas été doué d'une dose de ténacité suffisante pour parvenir à forcer toutes les portes. Quoi qu'il en soit, elles dorment, ces pauvres pièces, et c'est en dormant ainsi dans une armoire ou dans une malle qu'elles prennent le caractère des ours, qui passent, comme on le sait, les hivers dans un sommeil presque continuel2.
Quelques-uns de ces infortunés, souvent même les plus maussades, sortent de leur retraite. Ce sont ceux qui appartiennent aux auteurs en vogue. Quand il a eu son grand succès, qu'il a puissamment contribué à remplir la caisse du directeur, un auteur a le droit, et il en use, d'attendre de ce dernier quelque complaisance. Il va donc chercher dans le fond d'un carton un ours depuis longtemps engourdi, il lui fait sa toilette, le rajeunit un peu, et vient dire à son bon directeur : il faudrait me jouer cela. Le directeur fait une petite moue et quelques objections, maison lui ferme la bouche en lui promettant un nouveau chef-d'œuvre, et finalement l'ours passe. Mais il faut avoir eu ce premier succès, et voilà le difficile. Aussi, le sort commun des ours est-il de rester dans une éternelle obscurité. Il est grand, le nombre des auteurs en route comparé à celui des auteurs arrivés. Or, il n'est donné qu'à ces derniers de pouvoir pratiquer avec fruit la passe des ours.
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