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jeudi, 26 juillet 2007
Franska, "ursus non grata"
Avec l'été, et la mise en estive des troupeaux de brebis et moutons, la réintroduction des ours slovènes dans le massif pyrénéen refait parler d'elle.

Des brebis se sont précipitées dans le vide après avoir eu peur du prédateur (supposé !) le plus médiatique du moment : l'ours.
Plus précisément, c'est la femelle appelée Franska, réintroduite au printemps 2006, qui est clairement accusée et qui exacerbe la colère de quelques éleveurs ariégeois à l'endroit de l'animal.
Il est, cependant, intéressant de noter plusieurs choses.
Tout d'abord, il faut rappeler que les ours ne sont reconnus les auteurs que de 1% du total annuel des pertes de brebis par dérochement ou attaque. Les dérochements de troupeaux en montagne ont toujours existé, même avant que les ours aient été réintroduits. La cause d’un tel évènement peut très bien être l’orage, un chien ou même un sanglier.
La deuxième chose importante à souligner est que, de toutes les causes possibles, seuls les dégâts d’ours sont indemnisés, et régulièrement "au bénéfice du doute".
Il est donc évident que les éleveurs aient tout intérêt à incriminer l’ours, y compris mentir et faire pression sur l’administration et l'opinion publique de manière tout à fait fallacieuse.
Parallèlement à cette affaire, le "Canard Enchaîné" a révélé que Franska n'aurait pas 7 ans mais 17 ans (!) contrairement à ce que les autorités forestières slovènes avaient certifié. Or, à cet âge, une femelle n'est plus en mesure d'assurer une procréation, ce qui remet en cause l'utilité de Franska dans le développement de la population ursine pyrénéenne.
La secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, veut mandater des experts étrangers pour diligenter une expertise sur la présence de l'ourse dans les Pyrénées.
Peut-être sera t'elle la première ourse victime de la politique d'immigration du gouvernement Sarkozy ?
Affaire à suivre...
22:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note